L’accord de Paris

L’accord de Paris sur le climat est le premier accord universel sur le réchauffement climatique. Il a été approuvé par l’ensemble des délégations (195) en 2015 et est entré en vigueur en 2016.

Il prévoit :
• de contenir le réchauffement climatique d’ici à 2100 en-dessous de 2 °C (par rapport à l’ère pré-industrielle), avec un objectif de 1,5 °C
• de se désinvestir des énergies fossiles
• d’atteindre la neutralité carbone (un équilibre entre émissions et absorption du CO2), soit le principe du « zéro émission net »

Les scientifiques sont partagés sur la possibilité ou non d’atteindre ces objectifs : invraisemblable pour certains, car nous avons déjà atteint +1 °C en 2015 ; possible, mais au prix de conditions draconiennes pour d’autres ; avec 5 % de probabilité selon une étude parue dans la revue Nature Climat Change, qui estime que la hausse de température sera de 2 à 4,9 °C.

L’accord de Paris est un accord non contraignant financièrement (pas d’amendes), partiellement contraignant juridiquement, et fondé sur une transparence obligatoire.

Les États-Unis, qui avaient signé l’accord en 2015, décident en 2016, sous la présidence de Donald Trump, de se retirer de cet accord.

L’Union européenne, elle, se veut active et leader : elle définit en parallèle des objectifs et mène un suivi du développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétiques pour faire de l’Union « le numéro un mondial des énergies renouvelables et de la lutte contre le réchauffement climatique » entre 2021 et 2030.

En revanche, on vient d’apprendre (L’Opinion du 26 juin 2019) que le Haut Conseil pour le Climat (HCC) doute des capacités de la France à tenir ses engagements. Ceux-ci n’ont pas été respectés entre 2015 et 2018, car face à l’objectif de réduction des émissions de CO2 de 1,9 % la réalité a été de 1,1 %.

« Les engagements de la France sont ambitieux, mais, au rythme actuel de mise en œuvre, ils ont peu de chance d’être tenus. Tant que l’action en réponse au changement climatique restera à la périphérie des politiques publiques, la France n’aura aucune chance d’atteindre la neutralité carbone en 2050 »
Corinne Le Quéré, présidente du HCC.

Source : wikipedia, l’Opinion. Visuel : Arnaud Bouissou, domaine public

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