Le bien-être des animaux d’élevage en question

75 % des Français considèrent que le gouvernement ne prend pas suffisamment en compte la protection animale dans son action*. De nouvelles mesures sont annoncées, qui ne satisfont pas totalement les associations.

Le gouvernement annonce :
• l’interdiction du broyage des poussins et de la castration à vif des porcelets fin 2021,
• des normes plus strictes concernant le transport des animaux,
• la mise en place d’un étiquetage sur le bien-être animal à partir de l’année prochaine (conjointement avec l’Allemagne et l’Espagne),
• la priorisation des financements de l’État vers les « bâtiments favorisant l’expression naturelle des comportements des animaux d’élevage ». 

Qu’en pensent les associations de défense des animaux ?

• il y a des annonces, mais pas de plan d’action ni d’inscription dans la loi. Par ailleurs, la promesse de campagne d’Emmanuel Macron (« faire disparaître l’élevage en batterie des poules pondeuses au profit des élevages alternatifs. En 2022, les œufs de poules en batterie seront interdits à la vente au consommateur ») ne semble pas pouvoir être tenue.
• il manque un volet sur les conditions d’abattage des animaux.
• il manque un plan de sortie de l’élevage intensif et ses effets néfastes.
• la solution alternative à la castration à vif consisterait à pratiquer une anesthésie locale, mais les éleveurs ne sont pas formés à cela et il n’y aura aucun contrôle. La seule alternative est l’arrêt pur et simple de la castration.

Pour L214, notamment, la question du bien-être animal ne peut être traitée par le ministère de l’Agriculture en raison de sa forte promiscuité avec la FNSEA, « lobby de l’élevage intensif » d’après l’association.

Les schémas suivants montrent que la très grande majorité des animaux élevés en France le sont de façon intensive. Cette vie de cauchemar sans aucun répit de leur naissance à leur mort comprend entre autres des mutilations (bec, cornes, queue, testicules…), une extrême promiscuité entraînant des comportements agressifs, des cas de cannibalisme et des maladies, un stress continu et une mort violente.

ON FAIT QUOI ? 

• On choisit bien ses œufs 
Repérez le code obligatoirement inscrit sur chaque œuf, soit :
– 3FR : élevage en cage (16 poules/m2)
– 2FR : élevage au sol ou en volière (9 poules/m2)
– 1FR : élevage en plein air (9 poules/m2)
– 0FR : élevage en plein air et bio (6 poules/m2)

-> Il est donc préférable d’acheter des œufs bio, même si les élevages bio peuvent pratiquer le gazage/broyage des mâles, l’épointage des becs et l’abattage après 1 an de ponte.

• On peut essayer de réduire sa consommation d’œufs grâce à des alternatives

• On peut signer une pétition contre l’élevage intensif (plus de 137 000 signatures à ce jour) et contre l’élevage des poules en cage : cela prend deux fois 10 secondes !

 On peut consulter la liste des sociétés et distributeurs ayant banni les œufs de batterie.

* Sondage Ifop/Fondation 30 millions d’amis, janvier 2019. Sources : Animal Politique, viande.info, 20 minutes, L214. Visuel : L214.

yannickgaillard

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s